Conte adapté
La Petite fille aux allumettes
(d’après Hans Christian Andersen – version adaptée)
Il faisait froid.
Très froid.
Dans une rue sombre, une petite fille marchait pieds nus.
Elle vendait des allumettes.
Mais personne ne s’arrêtait.
Les gens passaient, pressés.
Indifférents.
Elle s’assit dans un coin.
Ses doigts étaient gelés.
Elle craqua une allumette.
Une petite flamme.
Elle vit… une cheminée chaude.
Elle tendit les mains.
Puis la flamme s’éteignit.
Le froid revint.
Elle craqua une autre allumette.
Elle vit une table remplie de nourriture.
Un festin.
Puis… plus rien.
Encore une allumette.
Elle vit un sapin de Noël lumineux.
Et au sommet… une étoile.
Elle se mit à sourire.
Puis l’étoile tomba.
Et disparut.
Elle alluma une dernière allumette.
Et là… elle vit sa grand-mère.
Douce. Souriante.
« Emmène-moi avec toi… »
Mais la flamme s’éteignait.
Alors elle craqua toutes les allumettes.
La lumière fut immense.
La chaleur.
La douceur.
Dans cette version…
un homme s’arrêta.
Il la vit.
Vraiment.
Il s’agenouilla.
« Viens. »
Il la prit dans ses bras.
Et pour la première fois…
quelqu’un ne passa pas.
Car parfois, il ne faut pas une foule.
Il suffit d’un regard.
D’un geste.
D’une personne.
« Il suffit d’un regard. D’un geste. D’une personne. »
— Conte
Morale
L’indifférence face à la misère peut conduire à des tragédies qu’un peu de compassion aurait pu éviter.
Transcription et ressources
Pour se réchauffer, elle en allume une… puis une autre.
À chaque flamme, un monde plus doux semble apparaître.
Page d’origine : https://lyceelaclairefontaineftd.org/article.html?id=53§ion=clairef-radio
Crédits de production
Clairef'TV


⌕