Conte adapté

Le Soldat de plomb

(d’après Hans Christian Andersen – version adaptée)

Il était une fois vingt-cinq petits soldats de plomb, tous semblables, tous fiers, tous droits.

Tous… sauf un.

L’un d’eux n’avait qu’une seule jambe.

On disait qu’il avait été coulé en dernier, avec trop peu de métal. Pourtant, il se tenait aussi droit que les autres, comme s’il refusait de laisser son manque le définir.

Un jour, les soldats furent offerts à un petit garçon. Ils furent posés sur une table, entourés de jouets.

C’est alors que le soldat de plomb aperçut… une ballerine.

Elle était délicate, en papier fin, posée sur une seule jambe, elle aussi.

Le soldat de plomb en fut immédiatement bouleversé.

« Elle est comme moi… » pensa-t-il.

Mais il ne bougea pas. Un soldat ne bouge pas sans ordre.

La nuit tomba.

Tous les jouets s’animèrent. Les poupées dansèrent, les objets chuchotèrent.

Un petit diable en boîte fixa le soldat.

« Tu regardes ce qui n’est pas pour toi… »

Le soldat resta silencieux.

Le lendemain, un accident se produisit. Le soldat tomba par la fenêtre.

Il chuta dans la rue, tête la première.

Deux enfants le trouvèrent.

« Faisons-lui un bateau ! »

Ils le placèrent dans un petit bateau en papier et le déposèrent dans un caniveau rempli d’eau de pluie.

Le bateau partit, emporté par le courant.

Le soldat resta droit.

Toujours.

Même lorsque le bateau entra dans un tunnel sombre.

Même lorsqu’un rat surgit.

« Passeport ! » cria le rat.

Le soldat ne répondit pas.

Le bateau continua.

Puis… il chavira.

Le soldat tomba dans l’eau et fut avalé par un poisson.

Dans le ventre du poisson, il resta immobile.

Le temps passa.

Jusqu’à ce que le poisson soit pêché… puis vendu… puis ouvert dans une cuisine.

Et là…

Le soldat de plomb se retrouva… sur la même table.

Face à la ballerine.

Rien n’avait changé.

Et pourtant, tout avait changé.

Un courant d’air soudain emporta la ballerine… dans le feu.

Le soldat, lui aussi, glissa… et tomba dans les flammes.

Ils disparurent ensemble.

Le lendemain, dans les cendres, on trouva un petit cœur de plomb.

Et un morceau de papier noirci.

Car même silencieux, même fragile…

l’amour laisse une trace que rien n’efface.

« Car même silencieux, même fragile… l’amour laisse une trace que rien n’efface. »
— Conte

Morale

l’amour laisse une trace que rien n’efface.

Transcription et ressources
Présentation d’origine : Il était une fois vingt-cinq petits soldats de plomb, tous semblables, tous fiers, tous droits.
Tous… sauf un.

Page d’origine : https://lyceelaclairefontaineftd.org/article.html?id=46&section=clairef-radio

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